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Les familles recomposées

Les étapes qui font l’évolution du couple 1 : L’ÉTAT AMOUREUX

Posted by Monique Deletang on

Tout commence par la rencontre, la passion amoureuse .

Quand on «tombe amoureux» on est passionné, on plonge dans une période de fusion où l’autre apparaît plus ou moins comme l’être rêvé, l’être parfait que l’on attendait . Il répond à nos attentes conscientes, mais aussi, dans une certaine mesure, à nos attentes inconscientes . C’est le temps de «l’illusion fondatrice», de la «lune de miel» où chacun tente de se montrer sous son plus beau jour . La relation à l’autre passe avant tout .

Le dicton «l’amour est aveugle» souligne bien comment on idéalise l’autre, on refoule voir on dénie tout ce qui ne plaît pas dans l’autre, ses défauts et souvent ses limites . En fait on lui trouve même toutes les qualités parce qu’il nous comble et nous apporte tout ce dont on a besoin . Dans cette période amoureuse, tout se pense, se fait à deux . Les deux amoureux ne font qu’un (1+1 = 1), portés par le flot d’ émotions nouvelles qui les submergent . Elle est celle où on idéalise aussi le couple, on imagine celui que l’on va former .

Au cours des entretiens les couples en parlent comme d’une période idyllique : «au début nous n’avions pas besoin de nous parler, si nous voulions acheter quelque chose, voir un film, nous tombions sur le même choix sans se concerter . Nos envies étaient les mêmes au même moment, nous avions les mêmes passions» . Certains reconnaissent cette étape comme fusionnelle, «on ne fait rien sans l’autre» .

Au bout de quelques semaines, mois, ou années la réalité du quotidien prend le dessus, on a envie de sortir seul avec ses ami(e)s, petit à petit on n’a plus tout à fait les mêmes goûts que l’autre, on n’aime plus trop la vaisselle ou le meuble de sa grand-mère, ses petits défauts qui étaient plutôt touchants auparavant le deviennent beaucoup moins . La relation fusionnelle peut devenir étouffante et ne plus pouvoir vivre la relation comme à ses débuts bouscule les esprits, remet quelquefois l’amour en cause .

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter les articles suivants :

La crise conjugale, Les étapes qui font l’évolution du couple 2 : De la différenciation à l’engagement amoureux

Lectures qui peuvent vous intéresser :

Qui sont ces couples heureux ? Surmonter les crises et les conflits du coupleYvon Dallaire (Auteur) – Paru en octobre 2007 Couple rêvé couple réel . De l’état amoureux à l’amour – Carolle & Serge Vidal-Graf (Auteur) Paru en juin 2016 – (téléchargement gratuit) Le code secret du couple. Passer du « On » au « Nous », du « ou au « et », du « tu » au « je » Marie-Hélène Flye Sainte-Marie, Yvonne Bruel

Comment continuer à se parler, à s’aimer, à se désirerCaroline Kruse – Marabout – Paru le : 11/09/2013  De la dépendance amoureuse à la liberté d’aimer – Hélène Roubeix – Eyrolles – Paru le : 22/05/2008

Les familles recomposées

La crise conjugale

Posted by Monique Deletang on

Monique Dupré la Tour nous parle du couple « comme un organisme vivant . Il naît, il se développe, il vit des transformations . Ce développement du couple se fait par phases ou par étapes, ce sont des périodes de changement . Et comment pourrait-il en être autrement ?

Les deux conjoints évoluent tout au long de leur vie, chacun mûrit, se connaît de mieux en mieux, affine son projet de vie, devient de plus en plus conscient de ses désirs et de ses attentes par rapport à la vie de couple, par rapport à la vie» . Ces changements interviennent à des moments clés – une naissance ou des difficultés à procréer, la perte d’un travail, le décès ou la maladie d’un proche, l’adolescence et le départ de la maison d’un enfant – ou lors d’événement vécu comme déclencheur . Ces bouleversements peuvent provoquer des crises . Mais en fait, qu’est-ce que la crise ? Crise d’adolescence, crise de milieu de vie, crise de couple . La crise est une étape de maturation quasi obligatoire dans la vie des individus, des couples, des familles, des sociétés .

Les crises conjugales sont à différencier des conflits, des disputes qui sont inévitables dans un couple . La crise se distingue par le fait que l’un ou les deux membres du couple se sent(ent) mal dans sa relation amoureuse . Le couple n’est plus un lieu de sécurité, les problèmes s’accumulent générant la sensation de ne plus pouvoir s’en sortir . Les partenaires ne se reconnaissent plus, ne se comprennent plus . La question se pose souvent de savoir si l’amour est toujours présent . L’angoisse, la souffrance et parfois la dépression s’installent .

Ces crises sont inévitables, voir nécessaires à l’évolution du couple . Ceux sont les manières de les gérer qui peuvent changer . Les couples qui surmontent ces crises en ressortent renforcés et leur amour évolue vers quelque chose de plus grand, de plus fort et de plus vrai . Certaines crises passent en silence, en douceur, d’autres sont plus difficiles à vivre, engendrant parfois de la violence . Les premières crises mettent à l’épreuve de la durabilité la relation amoureuse . Elles nous invitent à évoluer dans notre histoire d’amour : «On arrête ou on tente l’aventure du couple ?»

Car c’est une réelle aventure . Nombreux sont les couples qui consultent pensant que l’autre a changé, n’est plus comme au début de la rencontre, peut-être même a-t-il caché des traits de sa personnalité . En réalité, passés les premiers temps de la rencontre, ceux ne sont pas les partenaires qui changent mais le regard que chacun a sur l’autre, les attentes, les besoins qui ne sont plus les mêmes .

Comprendre l’évolution de la relation amoureuse, ses différentes étapes peut aider à prendre du recul, à prendre conscience de ce qui se passe pour devenir acteur dans l’évolution de son couple .

Monique Dupré la Tour : «Les crises du couple : leur fonction et leur dépassement» – Éd. Érès, 2010

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter les articles suivants:

Les étapes qui font l’évolution du couple 1 : L’état amoureux

Les étapes qui font l’évolution du couple 2 : De la différenciation à l’engagement amoureux .

Lectures qui peuvent vous intéresser :

Qui sont ces couples heureux ? Surmonter les crises et les conflits du coupleYvon Dallaire (Auteur) – Paru en octobre 2007

Couple rêvé couple réel . De l’état amoureux à l’amour Carolle & Serge Vidal-Graf (Auteur) Paru en juin 2016 – (téléchargement gratuit)

Le code secret du couple. Passer du « On » au « Nous », du « ou au « et », du « tu » au « je » Marie-Hélène Flye Sainte-Marie, Yvonne Bruel

Comment continuer à se parler, à s’aimer, à se désirer Caroline Kruse – Marabout – Paru le : 11/09/2013

Scènes de la vie conjugale – Serge Hefez (Auteur) Paru en octobre 2010 Essai (broché)

De la dépendance amoureuse à la liberté d’aimer Hélène Roubeix – Eyrolles – Paru le : 22/05/2008

Les familles recomposées

Les étapes qui font l’évolution du couple 1 : L’état amoureux

Posted by Monique Deletang on
Les étapes qui font l’évolution du couple 1 : L’état amoureux

Tout commence par la rencontre, la passion amoureuse .

Quand on «tombe amoureux» on est passionné, on plonge dans une période de fusion où l’autre apparaît plus ou moins comme l’être rêvé, l’être parfait que l’on attendait . Il répond à nos attentes conscientes, mais aussi, dans une certaine mesure, à nos attentes inconscientes . C’est le temps de «l’illusion fondatrice», de la «lune de miel» où chacun tente de se montrer sous son plus beau jour . La relation à l’autre passe avant tout .

Le dicton «l’amour est aveugle» souligne bien comment on idéalise l’autre, on refoule voir on dénie tout ce qui ne plaît pas dans l’autre, ses défauts et souvent ses limites . En fait on lui trouve même toutes les qualités parce qu’il nous comble et nous apporte tout ce dont on a besoin . Dans cette période amoureuse, tout se pense, se fait à deux . Les deux amoureux ne font qu’un (1+1 = 1), portés par le flot d’ émotions nouvelles qui les submergent . Elle est celle où on idéalise aussi le couple, on imagine celui que l’on va former .

Au cours des entretiens les couples en parlent comme d’une période idyllique : «au début nous n’avions pas besoin de nous parler, si nous voulions acheter quelque chose, voir un film, nous tombions sur le même choix sans se concerter . Nos envies étaient les mêmes au même moment, nous avions les mêmes passions» . Certains reconnaissent cette étape comme fusionnelle, «on ne fait rien sans l’autre» .

Au bout de quelques semaines, mois, ou années la réalité du quotidien prend le dessus, on a envie de sortir seul avec ses ami(e)s, petit à petit on n’a plus tout à fait les mêmes goûts que l’autre, on n’aime plus trop la vaisselle ou le meuble de sa grand-mère, ses petits défauts qui étaient plutôt touchants auparavant le deviennent beaucoup moins . La relation fusionnelle peut devenir étouffante et ne plus pouvoir vivre la relation comme à ses débuts bouscule les esprits, remet quelquefois l’amour en cause .

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter les articles suivants:

La crise conjugale

Les étapes qui font l’évolution du couple 2 : De la différenciation à l’engagement amoureux

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Qui sont ces couples heureux ? Surmonter les crises et les conflits du coupleYvon Dallaire (Auteur) – Paru en octobre 2007

Couple rêvé couple réel . De l’état amoureux à l’amour – Carolle & Serge Vidal-Graf (Auteur) Paru en juin 2016 – (téléchargement gratuit)

Le code secret du couple. Passer du « On » au « Nous », du « ou au « et », du « tu » au « je » Marie-Hélène Flye Sainte-Marie, Yvonne Bruel

Comment continuer à se parler, à s’aimer, à se désirerCaroline Kruse – Marabout – Paru le : 11/09/2013

De la dépendance amoureuse à la liberté d’aimer – Hélène Roubeix – Eyrolles – Paru le : 22/05/2008

Les familles recomposées

Les étapes qui font l’évolution du couple 2 :

Posted by Monique Deletang on

DE LA DIFFÉRENCIATION A L’ENGAGEMENT AMOUREUX

1. La différenciation ou comment «se retrouver soi» dans le couple .

Quand le couple dure, vient le temps où le quotidien confronte les modèles de l’un à ceux de l’autre . Ces modèles étant issus de l’histoire personnelle, de l’enfance, de l’éducation, des modèles parentaux de chacun . Les différences se vivent au départ sur des petites choses de la vie quotidienne qui finissent par agacer, énerver, puis devenir insupportables . Tout ce qui paraissait acceptable parce «qu’on était amoureux» ne l’est plus . Ce deuxième temps du couple remet en cause les images idylliques que chacun a de l’autre mais aussi ce qui avait été projeté sur le couple idéal .

Tous les couples vivent cette étape au bout d’un temps de vie commune qui est propre à chacun . Cette période est indispensable pour que chacun regarde l’autre tel qui est avec ses qualités mais aussi avec ses défauts et ses limites . Le couple met aussi à l’épreuve les parts d’ombre, les fragilités, les failles de chacun face aux attentes de l’autre . Sortir de la fusion (1+1=1, toi+moi = nous ) pour se différencier (1 + 1 = 1 + 1) n’est pas toujours aisé et acceptable pour le couple . Selon les événements de la vie, le couple s’en accommodera plus ou moins . Il est fréquent que pendant un temps l’attention soit un temps concentrée ailleurs – travail, éducation des enfants – en maintenant le plus possible le temps de l’illusion sans avoir forcément pris le temps de penser à deux à un projet de vie qui permette l’équilibre de chacun, de réfléchir à ce que chacun est prêt à offrir dans ses richesses, à investir pour nourrir le couple (un + un = trois : toi, moi et notre couple) .

Certains événements de la vie vont ramener l’un ou les deux membres du couples à une sensation de déséquilibre mettant au jour les frustrations mises de côté . Les incompréhensions, les doutes, s’installent, et cette période où chacun doit s’aménager, s’adapter à la personnalité de l’autre est souvent vécue comme la fin de l’amour, ou il est mal interprété : «au début l’autre n’était pas comme cela , il a menti, il m’a trahi».

Ces difficultés sont très souvent des motifs de consultations où chacun peut s’exprimer, s’écouter . Le respect des différences fondamentales des deux partenaires développe la liberté de chacun . Pour consolider le couple, il est indispensable de sortir de cette fusion des premiers temps de la rencontre où «on fait tout ensemble, on pense la même chose » pour que chacun puisse continuer à nourrir le couple avec son individualité .

Cette période de différenciation est celle où chacun se reconnecte avec sa personnalité, fait plus ou moins inconsciemment le point sur ses propres envies, projets, passions qui sont différentes de l’autre, sur ce qui a été mis de côté pour vivre la fusion des premiers temps . C’est aussi le temps où pour défendre ses propres intérêts chacun peut avoir tendance à tirer la couverture à soi, chacun tente de prendre le pouvoir à sa manière au risque de ne plus pouvoir entendre les besoins de l’autre, au risque de ne pas accepter sa manière de voir, de faire .

La confrontation avec la réalité amène alors les partenaires à prendre à ce stade des décisions, à s’engager, à faire le choix d’aimer ou non l’autre pour ce qu’il est et non pas seulement pour tout ce qu’il donne .

2. L’engagement amoureux : construire avec le couple

S’engager, c’est prendre la responsabilité de mettre le meilleur de soi pour se rendre heureux et rendre l’autre heureux, pour cultiver la relation du couple . Le couple est comme une plante, pour qu’elle pousse et devienne belle, il faut la nourrir, lui apporter des soins régulièrement pour éviter de la voir végéter ou mourir . Cela passe bien évidemment par ce qui est important pour chaque partenaire dans la relation à deux .

Tout le travail difficile pour inscrire le couple dans la durée consiste à trouver une harmonie entre les deux personnalités, à composer avec l’autre : «l’autre n’est pas moi, il n’est pas comme je me l’imaginais, il a ses défauts, il peut me décevoir, mais je l’aime quand même» .

Mais pour aimer l’autre, il faut d’abord s’aimer soi-même et accepter de voir ses manques, ses propres failles . Réaliser les siennes face à l’autre peut s’avérer difficile ; car il faut être clair sur le fait que l’autre ne peut répondre à tous nos besoins, à toutes nos exigences, à toutes nos difficultés : l’autre ne peut faire à notre place . Il y a beaucoup de points liés à notre histoire, notre personnalité qui ne peuvent être réglés que par nous même . L’autre ne peut combler notre manque .

Le couple c’est comme trois personnes qui font un parcours en barque : pour rester hors de l’eau et naviguer longtemps et le plus possible en eaux paisibles, il est indispensable de maintenir l’ équilibre en prenant soin de soi, de l’autre, du couple, en composant avec les caractères de chacun tout en étant attentif à ce que chacun s’y retrouve, en étant unis pour braver les tempêtes .

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter les articles suivants:

La crise conjugale

Les étapes qui font l’évolution du couple 1 : L’état amoureux

 

Lectures qui peuvent vous intéresser:

Qui sont ces couples heureux ? Surmonter les crises et les conflits du coupleYvon Dallaire (Auteur) – Paru en octobre 2007

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Le code secret du couple. Passer du « On » au « Nous », du « ou au « et », du « tu » au « je » Marie-Hélène Flye Sainte-Marie, Yvonne Bruel

Comment continuer à se parler, à s’aimer, à se désirerCaroline Kruse Marabout – Paru le : 11/09/2013

De la dépendance amoureuse à la liberté d’aimer – Hélène Roubeix – Eyrolles – Paru le : 22/05/2008

Les familles recomposées

Les familles recomposées

Posted by Monique Deletang on

Famille recomposée : de la rencontre amoureuse à la vie de famille

Quand l’amour nous met en relation avec une personne qui a déjà des enfants, l’histoire du couple devient d’emblée une histoire de famille .

Toute la difficulté dans un premier temps est de vivre les instants privilégiés de la rencontre amoureuse, ceux qui permettent de s’apprivoiser, de se découvrir, temps nécessaire pour créer le couple conjugal avant de passer au couple parental .

Il ne faut pas se leurrer, recomposer une famille n’est souvent pas sans difficultés . Prendre le temps de construire un couple centré sur sa propre relation semble primordial pour être unis ensuite face aux situations parentales d’autant moins évidentes si le nouveau conjoint n’a pas d’enfant . Avant d’être projeté adulte, « éducateur » d’enfants qui ne sont pas les siens, avant de présenter un nouveau conjoint à ses enfants, il semble nécessaire de se donner le temps de « faire couple » pour se présenter comme tel aux enfants .

Les familles recomposées se sont pas vierges d’histoire . Elles sont fragiles : elles ont déjà un vécu, une souffrance sur lesquels il semble indispensable de mettre des mots, de la distance que ce soit pour les parents ou pour les enfants . Chaque moment clé de la vie quotidienne (repas, trajets pour aller à l’école, devoirs du soir, loisirs, vacances…) est chargé d’une histoire qui a pris fin souvent douloureusement . Il importe que chacun puisse prendre le temps de digérer, le temps de se reconstruire et d’envisager d’autres relations parallèles à celles qu’ils vivent .

Ce temps est nécessaire à la famille tout autant qu’au nouveau conjoint, qu’au « beau parent » qui arrive . C’est la condition indispensable pour se faire accepter par les enfants et faire sa place . Se précipiter risquerait de provoquer chez les enfants un phénomène de rejet par peur de voir leur parent trop vite remplacé .

Les familles recomposées

Comment prendre sa place de beau-parent ?

Posted by Monique Deletang on

Tout est question de patience pour prendre sa place de beau-parent ? 

« Apprivoiser …c’est une chose trop oubliée… ça signifie -créer des liens- »Le Petit Prince . Antoine de Saint Exupéry

Il est fréquent que les beaux enfants soient hostiles au nouveau conjoint et à fortiori à une installation trop rapide . Ils ont besoin de jauger, de comprendre la place que le beau-parent souhaite prendre, de réaliser qu’il est un adulte « en plus » qui pourra le soutenir en fonction de ses besoins, de ses demandes sans pour autant remplacer le parent absent .

Organiser des moments ensemble en dehors du domicile familial dans un premier temps, peut être une bonne transition . Quand les enfants y sont « prêts », la cohabitation permet au beau-parent d’instaurer une relation plus profonde . Prendre part aux activités de la vie quotidienne qui touchent particulièrement les enfants (loisirs, aide aux devoirs, activités préférées de chacun) favorise un autre regard dans la relation à l’autre . C’est aussi par ce biais que les enfants oseront exprimer à leur rythme leurs besoins, leurs attentes auprès du beau parent .

Le beau parent c’est comme un autre membre de la famille, un adulte qui doit se faire respecter dans sa relation à l’enfant . Vouloir devenir un copain pour mieux prendre sa place serait une erreur . Comme tout parent, il a un rôle éducatif, un devoir de protection et d’autorité qui en découlent . Ce rôle et ces devoirs doivent être définis avec sa ou son partenaire . Son soutien est indispensable pour faire accepter la place de son compagnon aux yeux des enfants .

Même si les enfants n’ont pas à entrer dans la vie privée de leurs parents, ils sont concernés par les modifications de la vie familiale . Il n’est pas aisé pour un adulte de prendre place dans une famille qui n’est pas la sienne . Introduire un nouvel adulte dans la vie de ses enfants peut laisser place à beaucoup de doutes, d’inquiétudes . Que l’on se place du côté des enfants, du parent ou du beau-parent, une des clés de la réussite est le dialogue, l’écoute : laisser la place aux émotions de chacun, aux craintes pour mieux y répondre .

Le dialogue n’est pas toujours aisé et instinctif . Si besoin, pour s’exprimer en terrain neutre, pour prendre du recul, pour dédramatiser, le Conseil Conjugal et Familial vous offre un espace de paroles, individuel, en couple ou en famille .

 

Les familles recomposées

Ne pas vouloir d’enfant : un choix de vie au féminin

Posted by Monique Deletang on

« La décision de ne pas avoir d’enfant relève du privé et de l’intime . La plupart du temps, c’est le résultat d’un dialogue secret entre soi et soi ….. » (1).

Avec la contraception, la maîtrise de la fécondité a modifié les mentalités . Il est entré dans les mœurs que la femme choisisse d’avoir un enfant « plus tard » et qu’elle fasse des choix personnels, professionnels, artistiques … avant celui d’avoir un enfant . L’âge moyen du premier enfant est passé à plus de 28.5 ans en 2015 contre 24 ans en 1974 (2)  et rares sont les personnes qui trouvent à y redire .

Le discours change quand, arrivée à « un certain » âge défini par les normes familiales, sociales et/ou culturelles, la femme choisit de ne pas avoir d’enfant ou ne prend pas la décision d’en avoir . Le phénomène est souvent amplifié quand elle vit en couple .

Quelle femme, quel couple n’a pas entendu un jour « alors c’est pour quand ? »,

« nous ça y est, à votre tour maintenant » ou « quand est-ce que vous vous y mettez ? » .  Ces femmes, ces couples qui décident de ne pas avoir d’enfant deviennent des sujets d’interrogations, sont jugés parfois ou deviennent suspects . Des questions sont posées ou insinuées : problème de fertilité, de santé, de couple ? Le sujet devient tabou .

La femme porte sur ses épaules le pouvoir de perpétuer l’espèce humaine. Que ce soit intérieurement ou plus ouvertement dans le contexte social, culturel, familial la pression d’être une bonne mère ou non et donc d’être une femme accomplie et respectueuse ou non est lourde. La fonction d’être mère est très particulière dans le sens où contrairement à celle d’être père, la femme accomplie est celle qui assume le cumul des fonctions parentales, sociales et professionnelles. De quoi faire réfléchir sur son propre désir d’être mère . La société envisage difficilement qu’une femme s’épanouisse sans connaître la maternité ou qu’un couple soit heureux sans vivre la parentalité .

La féminité et tous les événements qui s’y rattachent et notamment la maternité, sont directement liés à notre histoire, notre enfance et en particulier à la relation qui existe entre la mère et la jeune femme qu’est devenue son enfant.

Quand les femmes parlent d’elles, elles racontent inévitablement ce qui s’est passé, ce qui se passe encore avec leur mère et souvent ce qui se passera si…Mais comme le souligne E. Badinter j , la féminité n’est pas seulement influencée par le psychisme . Le contexte historique pèse lourd, la féminité de nos grands-mères n’est pas la même que la nôtre. Les priorités des femmes sont toutes différentes, chacune va les établir pour définir ce en quoi elle est féminine : l’élément indissociable à toutes ces priorités étant le choix ou non d’être mère . Ce choix s’effectue au fil du temps qui est particulier à chacune . Il se vit au quotidien sur toute une vie qui ne sera assumée que par elle-même et non pas par la famille, les amis, la société qui lui envisagent souvent un parcours différent . Les témoignages des femmes révèlent fréquemment la pénibilité des regards furtifs, interrogateurs, des allusions suspicieuses portés contre leur choix de vie . La situation devient plus difficile encore quand les amies, « celles avec qui on partageait tout », deviennent mères, ou quand dans les réunions de famille les sujets de conversations ne tournent qu’autour des vécus de grossesse ou des enfants . De quoi se sentir « différente » alors qu’il n’y a pas lieu .

A chacune sa féminité .  La meilleure façon de la vivre est qu’elle soit choisie librement . Pour celles qui choisissent de vivre en couple, annoncer ses choix est primordial . Le désir ou le non désir d’enfant concerne tout autant les hommes que les femmes même s’il se vit et se ressent différemment .

 

Sources :

(1) Le conflit – E. Badinter – (2) Insee Première- No 1642 – Paru le : 27/03/2017

Si vous souhaitez en lire plus :
« Etre femme sans être mère » – Emilie Devienne

« Le choix d’une vie sans enfant » – Charlotte Debest

« Epanouie avec ou sans enfant » – Isabelle Tilmant

« Pas de bébé à bord : Choisir de ne pas avoir d’enfant… envers et contre tous ! » – Gisèle Palancz

Les familles recomposées

Mon enfant est homosexuel(le)

Posted by Monique Deletang on

On ne choisit pas son orientation sexuelle . C’est une perte de temps de chercher à la comprendre. Il faut l’accepter .

La question de la sexualité n’est pas toujours un sujet facile à aborder dans les discussions parents-enfant . Celle de l’homosexualité est encore plus difficile, que ce soit pour les jeunes ou pour les parents.

Se découvrir homosexuel peut demander du temps, des années quelquefois, en passant par des périodes de doutes (est-ce de l’amitié ou de l’amour ?),

de honte souvent car il n’est pas simple de s’accepter différent . En parler pourrait soulager mais on n’ose pas car les réactions peuvent faire peur. Pour se confier il faut se sentir prêt, se donner le temps .  Mais pour beaucoup, garder le secret n’est pas toujours vécu comme une situation confortable et peut conduire à la solitude .

En parler à qui ? A qui en premier ? Ce qui compte c’est de se sentir entouré, soutenu . Certains vont se tourner vers les amis de toute confiance dans un premier temps, d’autres vers la famille . Les réactions des parents sont souvent les plus fortes et leur parler nécessite d’accepter de leur laisser du temps pour intégrer l’information, pour s’adapter .

Certains parents se posent la question de l’homosexualité de leur enfant bien avant l’annonce . Doutes fondés ou non, il est conseillé de ne pas affronter directement le jeune par des questions directes voir intrusives . Vous avez envie de lui parler, de l’aider et vous ne savez pas comment aborder le sujet ?

Il est toujours possible de faire comprendre à votre enfant que l’homosexualité n’est pas un problème pour vous, que ce soit en parlant d’un film, d’un livre ou d’une manifestation comme la Gay Pride ou la Marche des Fiertés . L’important pour lui est de se sentir en confiance et accepté dans sa différence .

Quoiqu’il en soit, les parents sont rarement préparés à cette nouvelle . Dès la naissance de leur enfant, ils ont plus ou moins consciemment projeté sur lui un avenir aux contours plus ou moins définis . L’éducation qu’ils ont mise en place est basée sur leurs propres repères influencés par les règles sociétales . La découverte de l’homosexualité de leur enfant bouscule ces repères, les questionne sur leur éducation . Les parents se sentent souvent coupables, responsables . Leurs réactions sont guidées par les émotions qui affluent comme la peur que leur enfant ne soit pas heureux dans sa différence ou par la déception de ne pas être un jour grand-parent .

Les parents ont besoin d’un temps d’adaptation pour accepter, pour passer à un autre avenir que celui qu’ils s’étaient imaginé, pour dépasser parfois leurs préjugés . Les adolescents ont besoin de se sentir acceptés, aimés, soutenus .

L’homosexualité est une sphère inconnue pour les parents et si elle ne leur est pas facile à accepter, elle ne l’a pas été non plus pour leur enfant .  Le dialogue est nécessaire pour maintenir le lien . Cependant chacun évolue différemment, chacun va à son rythme dans la maturation et l’acceptation de l’homosexualité .

Quand la situation devient difficile, il est primordial de ne pas rester seul . Les professionnels de l’écoute peuvent accompagner, soutenir, aider à exprimer les doutes, les émotions, que ce soit en entretien individuel, de couple ou familiaux .

Si vous avez envie de parler de votre orientation sexuelle ou de celle de votre enfant, si vous souhaitez faire « votre coming out » en présence d’un tiers, je peux vous recevoir en toute confidentialité .

Les associations vous permettront de rencontrer des personnes qui sont ou ont été dans la même situation que vous . Partager les expériences vous permet de comprendre que vous n’êtes pas tout seul.

 

Pour aller plus loin :

Adolescents homosexuels : des préjugés à l’acceptation – Elisabeth Thorensq-Gaud

Bien vivre son homosexualité… et réussir son coming-out – Béatrice Millêtre

Bien réagir au coming out d’un proche – Isabelle LacherefPaulo Queiroz

Vivre avec l’homosexualité de son enfant – Sylvie Giasson

Moi, homophobe ! Le jour où mon fils m’a révélé son homosexualité – Anna Ghione

https://www.homophobie.org/campagne/2007-on-ne-choisit-pas-son-orientation-sexuelle/

Les associations

L’association Contact – 84, rue Saint-Martin  – 75004 Paris
Tel : 01 44 54 04 70 – www.asso-contact.org/

Ligne Azur – pour les jeunes qui se posent des questions sur leur sexualité
0 801 20 30 40 – www.ligneazur.orgFil santé jeunes – Ecoute téléphonique généraliste pour les problèmes que se posent les jeunes
0 800 235 236 – www.filsantejeunes.com
 Ecoute Gaie – Ligne d’écoute sur le thème de l’homosexualité
0 810 811 057
Les familles recomposées

Entretien autour de l’IVG

Posted by Monique Deletang on

Les femmes qui prennent la décision de demander une interruption de grossesse font un choix qui peut être difficile .

A l’heure où le combat se centre sur l’accès à ce droit, il me semble important de se pencher sur le besoin pour ces femmes d’être accompagnées dans cette décision, accompagnées à ce moment de vie qui met en jeu tout ce qu’il y a de plus intime, de féminin en elle . L’entretien pré-IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) qui n’est plus obligatoire pour les femmes majeures « doit être systématiquement proposé » dit la loi . Souvent appréhendé par celles qui sollicitent une IVG, il est souvent délaissé par peur d’être influencées, d’être jugées .

Je suis pleinement convaincue qu’offrir un temps, un espace où elles peuvent s’exprimer librement peut les aider à vivre cet événement le mieux possible .

Mon expérience en tant que Conseillère Conjugale et Familiale en centre d’orthogénie m’a donné l’occasion d’assister à de nombreux entretiens qui ne leur étaient -QUE- proposés . Les femmes pour la plupart avaient déjà pris et annoncé leur décision . L’entretien n’aurait pu durer que quelques minutes, temps nécessaire pour finaliser le dossier .  Au lieu de cela, elles se sont toutes saisies de ce temps jusqu’à la dernière minute de l’heure qui leur était consacrée . Avec l’accompagnement dont elles ont pu bénéficier, elles ont mis en mots ce qu’elles ressentaient au regard de leur prise de décision, mais pas seulement . Le tableau de leur vie prenait forme comme un puzzle où les ressentis, questionnements, doutes, s’assemblaient avec leurs silences voire leurs larmes . Mais quelquefois l’heure n’y suffisait pas . Chaque entretien m’a étonnée dans ce qu’il me donnait à entendre et à voir tant sur mon rôle de Conseillère Conjugale et Familiale que sur ce qui se jouait dans le questionnement sur l’IVG . Alors qu’elles n’en étaient pas en quête, ce temps d’intimité, était devenu un besoin pour ces femmes, une réflexion, une reconnaissance de leurs mouvements intérieurs, un recentrage sur elle-même . Elles avaient tant à dire, à remettre en cause, à réfléchir, et surtout tant besoin de se soulager, se sentir entendues .

Le droit fondamental à disposer de son corps, à décider de maintenir ou non une grossesse, ne justifierait donc pas de nier tout ce que j’appelle « l’interne de soi », ces émotions contenues ou non, cet inconscient que l’on refoule ou non . L’IVG ponctue un moment particulier et unique dans le parcours de la féminité .  Au-delà de cette féminité, la question de l’IVG évoque le rapport aux liens d’attachement, aux liens familiaux, conjugaux, du copain ou parfois de l’inconnu . Elle met au jour l’im-possible parentalité.

Les entretiens pré et post-IVG ne sont plus une priorité au regard de la loi . Pourtant, quand il s’agit du respect des droits des femmes, peut-on morceler le parcours psychique de la femme en ignorant tout l’inconscient lié à cette interruption de grossesse ? Beaucoup déclarent « je vais bien merci, l’IVG n’est pas un traumatisme » . Pour certaines effectivement ce n’en est pas un, pour d’autres l’IVG peut laisser des traces . Cependant peu d’entre-elles reviennent au centre d’orthogénie pour des entretiens post-IVG . Même s’ils sont essentiels, les professionnels ont remarqué qu’il est difficile de revenir pour parler de « l’après » .

L’entretien pré-IVG offre à la femme concernée un espace pour se poser, réfléchir sur le pourquoi, sur le sens de cette grossesse alors qu’elle n’était pas pensée, prévue, attendue … La conseillère conjugale et familiale écoute, soutient, aide dans le plus grand respect de la décision finale qui appartient à la femme, quelquefois au couple .

Dans l’entretien post-IVG il est possible de s’exprimer en toute liberté sur ce qui vient d’être vécu, sur ce qui questionne au présent . C’est un temps où peuvent être déposés les sentiments, les doutes, la souffrance . Dans toutes les situations, ces entretiens sont confidentiels et offrent une écoute bienveillante .

Les familles recomposées

Aidant familial : une fonction qui mérite de l’aide et du soutien

Posted by Monique Deletang on

Qui sont les aidants familiaux ?

Les aidants sont les personnes qui prennent soin d’un proche dépendant : conjoint(e), parent, enfant, compagne ou compagnon… atteint par la maladie, le handicap ou le grand-âge .

Si vous êtes dans une des situations suivantes :

  • Vous avez un enfant malade ou en situation de handicap
  • Votre conjoint(e) a une maladie chronique
  • Votre parent ou celui de votre conjoint(e) est âgé et dépendant
  • Vous êtes jeune, vous apportez votre aide à un frère, une sœur, ou à vos parents qui sont en manque total ou partiel d’autonomie
  • Vous aidez quotidiennement un voisin(e) dépendant

vous êtes un « aidant familial » .

En France vous êtes près de 8,3 millions qui s’investissent pour accompagner des proches afin d’améliorer leur qualité de vie . 4 millions d’entre vous êtes salariés, 53% sont des femmes . L’aide apportée concernent 57% des conjoint(e)s ou compagne(on)s, 21 % des parents et 13 % des enfants . Le vieillissement de la population et la volonté de maintien à domicile amènent de plus en plus de personnes de plus de 50 ans à aider leurs parents .

L’aidant familial accompagne, soutient par des tâches multiples et variées : soins d’hygiène et de confort, démarches administratives, soutien psychologique, communication, activités domestiques . C’est un vrai métier qui demande beaucoup d’énergie et de temps . Ces responsabilités s’ajoutent à votre quotidien de parent, de conjoint et souvent de salarié . Etre aidant c’est aussi apporter une présence, une compagnie et un soutien affectif .

Le quotidien de l’Aidant Familial

Votre souci principal est d’apporter du bien être tant à votre famille qu’à la personne que vous avez choisi d’aider . Si vous travaillez, vous tentez de maintenir un équilibre entre votre vie professionnelle, votre vie familiale et votre rôle d’aidant .

Pour certain(e)s d’entre vous, vous avez encore des enfants en bas âge et vous jonglez entre la crèche ou l’école, vos parents dépendants et parfois votre travail . Pour compliquer la situation, il arrive que vous habitiez loin de vos parents, ce qui implique souvent des trajets répétitifs . Pour résumer, être aidant est souvent une vraie course contre la montre et quand la dépendance est importante c’est un vrai métier à temps plein .

Etre aidant est difficile car tous les aspects de votre vie sont touchés et l’équilibre peut parfois être bouleversé : vie personnelle, affective, sociale, familiale et selon le cas, vie professionnelle . Les relations familiales peuvent être tendues : sentiments de ne pas être considéré, de culpabilité, quelquefois colère et épuisement, les relations avec l’entourage se compliquent . Vous ne vous sentez pas toujours compris(e) que ce soit par votre conjoint(e), vos enfants ou même vos frères et sœurs qui n’ont pas ce rôle d’aidant et qui ne peuvent comprendre ce que vous vivez avec le proche qui bénéficie de votre aide . La maladie, le handicap, la perte d’autonomie lui amènent parfois des réactions déconcertantes, incompréhensibles . Quand il s’agit de parent âgé, il n’est pas non plus facile d’être l’enfant adulte qui soigne son parent quelquefois comme on le fait avec son enfant . Les rôles sont inversés alors que les relations ne changent pas .

Vous ressentez peut-être comme beaucoup d’entre vous de la fatigue, voire de l’épuisement . Etre aidant c’est souvent oublier de prendre soin de soi tant la priorité est de prendre soin de l’autre . Mais comme tout un chacun, vous avez besoin de répit, de prendre un peu de distance, ne serait-ce qu’une heure, qu’une demi-journée, une semaine. Vous avez besoin de vous occuper de vous, d’être entendu(e) , d’être compris(e), soutenu(e) dans votre démarche.

Le Conseil Conjugal et Familial à l’écoute des Aidants Familiaux

Je peux vous aider en vous offrant un espace de paroles, un temps d’échanges où vous pourrez confier ce que vous ressentez, entre autres tous ces sentiments qui quelquefois vous paraissent contradictoires et qu’il est difficile de partager avec ses proches, ses amis . Ce temps réservé pour l’expression de vos émotions peut vous aider à soutenir votre proche en maintenant un lien affectif de qualité, à faire face sans s’épuiser, à trouver des compromis et des solutions pour vous occuper de vous, de votre famille, de votre vie sociale .

Des structures et des personnes ressources pour accompagner les Aidants

  • Selon votre situation, vos besoins, de nombreuses aides peuvent vous êtes proposées . N’hésitez pas à contacter le Centre Communal d’Action Sociale de votre mairie . Ce service sera à même de vous informer sur toutes les structures et les dispositifs locaux .
  • Le Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique (CLIC) est un centre d’accueil, de conseil et d’orientation des personnes âgées de plus de 60 ans et de leurs proches, destiné à faciliter l’accès aux droits .
    Le nom des Clic peut être différent d’une région à l’autre : Clic, centre Apa, centre autonomie, point Émeraude, etc .
    Trouver le CLIC le plus proche de chez vous
  • La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) . Elle est chargée de l’accueil et de l’accompagnement des personnes handicapées et de leurs proches .
    Trouver la MDPH de votre département
  • Le Conseil Départemental . Il a différentes compétences sociales, dont celle de gérer le droit au répit pour les aidants prévu dans le cadre de l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie et instauré par la loi d’Adaptation de la Société au Vieillissement .

Association Française des Aidants (http://www.aidants.fr/), Service Allo-Aidants (http://aidesauxaidants.fr/2016/02/26/service-allo-aidants/)

  • Les associations d’aide et de soins à domicile : elles peuvent intervenir au domicile des personnes malades, en situation de handicap ou de dépendance . Dans ce cadre, elles peuvent vous orienter vers les interlocuteurs locaux en capacité de vous informer ou de vous accompagner dans votre rôle d’aidant .  Trouver une association d’aide à domicile
  • Le service d’action sociale de votre caisse de retraite . N’hésitez pas à prendre contact pour prendre connaissance des dispositifs et actions mis en œuvre pour les proches aidants .
    Connaître votre caisse de retraite
  • Les groupes de protection sociale (caisses de retraite complémentaire) . Que vous soyez actif(ve) ou retraité(e), votre caisse de retraite complémentaire (voire celle de votre proche) peut proposer, après analyse de votre situation, une aide financière en cas de besoin .
    Trouver les coordonnées de votre caisse de retraite complémentaire.
  • Les médecins ou les professionnels de santé que vous rencontrez sont à votre écoute . Accompagner un proche au quotidien peut avoir un impact sur la santé . N’hésitez pas leur faire part de votre situation .
Les familles recomposées

L’arrivée d’un enfant. Suite Article 3

Posted by moniqbdd on

La période postnatale est une période fusionnelle entre la mère et l’enfant et si la mère ne l’y invite pas le père peut parfois difficilement trouver sa place.

Qu’une mère soit incapable de confier son bébé, c’est normal. Qu’un père ait peur de le prendre dans les bras ou qu’il ne comprenne pas pourquoi sa compagne n’est plus aussi tendre avec lui « qu’avant » c’est aussi normal . En devenant parent, la structure du couple doit trouver un nouvel équilibre . Il est important de faire l’effort de comprendre ce que l’autre peut ressentir, pour être au plus près de ses angoisses, de l’inviter à exprimer ses besoins pour qu’il n’en arrive pas à douter de ses capacités. Combien de mères n’osent pas avouer à leur conjoint qu’elles n’y arrivent plus ! Prendre le temps d’en parler dans le couple ne peut que le renforcer : il devient une ressource pour les parents et un environnement sécurisant pour l’enfant qui a non seulement besoin d’un père et d’une mère aimantes mais aussi d’un couple heureux.

Vous l’avez compris, l’arrivée de l’enfant expose à des réaménagements auxquels nous ne sommes pas toujours préparés. Elle demande un temps d’adaptation nécessaire et obligé pour que l’enfant, les parents puissent trouver de nouveaux repères . On ne naît pas parent, on le devient avec l’enfant ….avec le temps . L’important pour le couple est de se protéger tout en respectant les besoins, les attentes de chacun . Et cela passe en autre par la confiance et le dialogue . Lorsque la maman est confrontée à élever seule son enfant, il est essentiel qu’elle s’entoure d’un réseau d’écoute, d’aide, de soutien .

La grossesse, la période postnatale sont des périodes de fragilité, pour la femme, pour le(la) conjoint(e). Il peut arriver que vous sentiez perdu(e), débordé(e), que vous n’arriviez plus à entamer le dialogue alors ne restez pas seuls face à ces difficultés . Un entretien individuel en Conseil Conjugal vous offre un espace, un temps pour soi où vous pouvez exprimer ce qui ne peut être partagé avec vos proches, regarder la situation sous un autre angle et trouver les aménagements qui vous conviennent pour surmonter ce passage . En entretien de couple, la Conseillère Conjugale et Familiale vous accompagne pour que chacun puisse entendre les doutes, les angoisses, les attentes de l’autre et réamorcer un dialogue constructif .

Vers l’article 1 / Vers l’article 2 / Vers l’article 3

Les familles recomposées

L’arrivée d’un enfant. Suite Article 2

Posted by moniqbdd on

Ce challenge est réactivé lorsqu’à chaque fois que la famille,

les amis, en voulant bien faire viennent apporter leurs conseils, leurs expériences qui finalement remettent en question les certitudes et les compétences du parent et du couple .

Combien de fois en maternité ou au retour à domicile, j’ai vu des mères effondrées, ne sachant plus quoi faire, comment faire, pour certaines doutant de leurs capacités à être « une bonne mère » . Avec la fatigue, la période postnatale peut devenir une période d’incompréhension dans le quotidien du couple si les ressentis ne sont pas partagées. Car le père est aussi confronté à ses propres doutes, ses questions sur comment devenir père, comment retrouver sa compagne devenue mère . La fatigue, le stress s’accumulent et l’énervement, les reproches, la perte de confiance en soi quelque fois peuvent s’installer . Le retour à la maison est un nouveau chamboulement et c’est normal. Tout le monde passe par là mais peu de personnes osent en parler alors il devient facile de penser que l’on n’est pas à la hauteur . Quelle mère, quel père n’a pas pensé à un moment donné que ce n’était pas le bonheur parfait ? Comment se l’avouer, comment oser se le dire, comment en parler à son conjoint, à sa famille quand on a enfin devant soi ce bébé tant attendu et « qu’on a tout pour être heureux ».

Les familles recomposées

L’arrivée d’un enfant : du bonheur mais pas toujours facile à vivre. Article 1

Posted by Monique Deletang on

Pour tout parent, que ce soit en solo ou en couple, l’arrivée d’un nouveau-né, même si elle est source de joie,

est aussi source d’inquiétudes, elle bouscule les repères du quotidien et mobilise des émotions qui peuvent parfois être déstabilisantes .

L’enfant est là, avec sa personnalité et sa manière bien particulière de réclamer la protection et l’amour de ses parents . Et tout ce qui a été pensé, imaginé, rêvé, programmé pendant la grossesse doit être réajusté.

Ce temps de la grossesse est plus ou moins chargé d’ambivalences, d’angoisses pour chacun des deux parents et pour compliquer le tout elles ne peuvent pas être du même registre . La femme vit des transformations physiques, l’embryon puis le fœtus grandit dans son ventre provoquant des sensations qui lui permettent de développer son sens de la maternité, de se préparer à l’accueil de l’enfant . Alors que le conjoint, s’il y a, est à côté, il attend la naissance, et sans l’invitation de sa compagne, il peut s’avérer difficile pour lui de s’immiscer dans la relation intime qui s’installe au fur et à mesure des mois entre elle et le fœtus . Nombreuses sont les occasions pour le couple de se rapprocher de partager ce qui les étonnent, les questionnent, ou au contraire d’amplifier les incompréhensions, les tensions jusqu’à prendre une certaine distance . Il n’est pas toujours facile d’oser se confier à l’autre sur ce qu’il ne peut ressentir de la même façon .

Dans notre société, la grossesse est considérée comme un heureux événement et à fortiori si « tout se passe bien » et c’est un discours qu’il est difficile de contredire que ce soit au sein du couple ou dans son environnement familial ou amical.

L’accouchement met en scène des moments forts plus ou moins prévus qui s’inscriront définitivement dans la mémoire de chaque parent individuellement et selon le cas, dans celle du couple, participant ainsi aux moments clés de son histoire . C’est un moment intense, parfois douloureux qui fait partie des situations qui peuvent susciter des divergences et des ressentiments . Le regard que porte chacun sur l’autre change .  Avec le couple, il y a désormais le père et la mère dévoilant un autre aspect de la personnalité de chacun . De la même façon, les relations de chacun avec les familles d’origine évoluent . Les enfants sont devenus parents tout en restant enfant de leurs parents . La mère ou le couple devient famille . L’arrivée de l’enfant vient réactiver pour chacun sa propre enfance . Devenir parent est un vrai challenge : réussir à être un « parent suffisamment bon », faire aussi bien que ses propres parents voir mieux ou au contraire ne surtout pas faire comme eux pour ne pas faire revivre à son propre enfant de mauvais souvenirs personnels .

Vers l’article 2 / Vers l’article 3

Les familles recomposées

Le conseil conjugal en entreprise

Posted by moniqbdd on

LE CONSEIL CONJUGAL EN ENTREPRISE

La santé est un état de complet bien-être physique,

mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité .  Définition de la santé selon l’OMS – 1946

Le bien-être au travail est en étroite relation avec notre bien être personnel et

notamment la satisfaction que l’on retire de la vie de couple, de la vie de famille en tant qu’enfant et/ou parents.

Pour l’avoir vécu moi-même en tant que salariée puis en tant que responsable de service avec mes collaborateurs,  il est parfois difficile de concilier travail et vie de famille. Les soucis, problèmes éducatifs,  conflits avec le couple, les enfants ou les parents pèsent souvent très lourdement sur nos capacités au travail entraînant un absentéisme récurrent, une perte de motivation,  un épuisement et parfois des conflits au sein de son équipe.

Des entretiens individuels dans un cadre neutre et confidentiel permettent aux salariés de trouver un soutien, une écoute,  de prendre du recul face à leurs situations difficiles et d’envisager des solutions .  L’objectif de cette offre personnalisée n’est pas seulement de résoudre les problèmes personnels mais aussi celui de favoriser une qualité d’échange et de travail au sein de l’entreprise.